Difficile de passer à côté du phénomène Crimson Desert. Le nouvel open world de fantasy de Pearl Abyss accapare tous les aventuriers qui prennent les armes pour parcourir l'immense univers qui leur tend les bras. Pour autant, à la sortie, le jeu a reçu des notes très contrastées de la critique. Comme quoi, la proposition fait débat, inspirant même quelques explications chez les développeurs. Cette fois, attardons-nous sur l'enthousiasme de Dinga Bakaba, l'un des créateurs de Dishonored 2.

Pearl Abyss a pris un risque au départ

Hier, nous revenions sur les propos de Michael Douse (Larian Studios), qui s'étonnait du condensé de mécaniques de Crimson Desert, un modèle qui tient plus du free-to-play que du AAA traditionnel. Il se trouve que ce n'est pas le seul à souligner comment le système de gameplay rend ce titre si unique dans le champ des jeux en monde ouvert. Dinga Bakaba en a fait un thread sur X (anciennement Twitter), expliquant en quoi il trouve ça particulièrement « intéressant ».

L'actuel dirigeant d'Arkane Lyon (Dishonored, Deathloop) a visiblement passé quelques heures sur Crimson Desert. Une expérience qui l'a étonné et plutôt dans le bon sens du terme. Il remarque comment le jeu renverse les schémas habituels :

Généralement, le début est magique. Puis, au bout d'un certain temps, on commence à voir les ficelles [...]. Mais dans [Crimson Desert], l'aspect ludique est mis en avant dès le départ : les références qui l'ont inspiré, les commandes, les systèmes de jeu... On ne voit presque que ça.

Dinga Bakaba, sur X.

Nous-mêmes, dans notre test, nous vous rapportions combien les débuts de Crimson Desert peuvent être rudes, notamment pour les raisons soulevées par Bakaba. Et, comme lui, on ne peut que souligner combien l'aventure en vaut la peine.

La magie de Crimson Desert finit par prendre le dessus

Même s'il faut s'accrocher au début de Crimson Desert, c'est justement ça qui fait qu'ensuite « la magie opère et ne disparaît pas », reprend le patron d'Arkane Lyon, car, selon lui, « vous avez déjà accepté les règles et les principes fondamentaux du jeu ». Il compare même cela à un jeu de société dont on ne verrait d'abord que « le plateau et les règles », avant que l'immersion ne nous plonge vraiment dans l'expérience.

Pour Dinga Bakaba, Crimson Desert brille en prenant le contrepied des mondes ouverts habituels qui complexifient leur système après nous en avoir mis plein les yeux. À la place, les débuts de Crimson Desert se méritent pour que l'aventure prenne ensuite son élan. Et pour autant, le jeu ne cesse « d'introduire de nouvelles choses » dans le cours de l'histoire, qui viennent souvent renforcer les mécaniques déjà acquises. Il conclut alors :

Tout cela se cristallise dans un parcours unique pour le joueur, qui passe du jeu à la magie puis à la découverte ; c'est peut-être pour ça que tant de gens trouvent gratifiant et « personnel » d'y consacrer du temps. À une époque où on consomme tout rapidement, un jeu qui captive parce qu'il comporte des difficultés, et non parce qu'il est tout beau tout rose, est tout simplement génial.

Dinga Bakaba, sur X.

Loin d'être un novice sur la scène vidéoludique, Dinga Bakaba a été reconnu comme « Meilleur réalisateur » aux Game Awards en 2021 et « Personnalité de l'année » aux Pégases 2022, son regard aiguisé sur Crimson Desert témoigne de tout l'intérêt de ce titre en 2026, qui pourrait bien inspirer les futurs AAA en monde ouvert.

Source : Dinga Bakaba sur X.